Avignon : l'hébergement d'urgence se réduit pour les sans-abri plus nombreux ! (12 Dec. 2008)

Publié le par CCIE

AVIGNON : l'hébergement d'urgence se réduit pour des 'Sans Abri' plus nombreux !


Le pouvoir et la Préfecture distribuent des paroles rassurantes pour l'hébergement des 'Sans Abri ' dans le Plan hivernal, mais qu'en est il réellement à AVIGNON ?

Souvenez vous des difficultés pour installer en Décembre 2007 la 'Halte de Nuit'... Pas de locaux disponibles, prétendait Mme ROIG (Maire d'Avignon), pas d'avantage à l'Evêché, tait-il répondu au 'Collectif contre les Inégalités et l'Exclusion'.

Finalement, Mistral Habitat (bailleur social) acceptait de louer le Rez-de-chaussée d'un immeuble désaffecté rue Ste Catherine à Avignon.

Dans une lettre du collectif qui s'étonnait d'un loyer (9 000 € pour 3 mois) qui absorbait une trop grosse part du budget, la Présidente de Mistral Habitat le justifiait par des travaux indispensables réalisés pour la mise à disposition des locaux.

 

OU EN SOMMES NOUS 1 AN PLUS TARD ?

Reçu en Préfecture le 18 Novembre 2008, le collectif apprenait que la 'Halte de Nuit' allait s'installer dans les locaux du Secours Catholique qui  n'est habilité que pour l'accueil de jour.

Instruit par les difficultés et l'expérience de 2007, il était demandé si le nombre de places (Une quinzaine) et la possibilité de s'allonger pour dormir (des lits picot ) seraient au moins équivalent, ce à quoi il était répondu par l'affirmative.

 

Or, après une visite le 11 Décembre 2008 à 22 Heures à la 'Halte de Nuit' (ouverte depuis le 1 décembre de 22 heures à 8 heures), nous n'avons pas pu entrer  faute de 'laisser passer'.

Mais nous avons pu constater dans le sas vitré où on a fini par s'abriter (il faisait: 0° avec un fort mistral) pendant qu'une salariée téléphonait à qui de droit pour signaler notre venue :

 

- des piles de chaises entassées dans la pièce d'accueil de jour devenue vide,

- un couloir vide très éclairé où seulement quatre Sans Abri étaient debout, 1 chien , cherchant apparemment  son maître devant le portail... On nous a dit que ce chien affolé devant les locaux n'appartenait à personne.

Un 'sans abri' très intéressé à savoir qui nous étions a eu le temps de nous dire « Si vous pouvez faire  quelque chose pour qu'on puisse venir ici avant 22 Heures, la nuit tombant en décembre avant 18 heures, on erre toute la journée au froid, on en peut plus, on est fatigué ».

 

Mais c'était sans compter qu'il faut de plus dans le cas précis cette année dans les locaux du Secours Catholique, débarrasser les meubles adaptés à  l'accueil de jour par d'autres.... des transats (nous a-t-on dit) que nous n'avons pas vus et donc pas  installés à près de 22h30.

Et les autres 'Sans Domicile Fixe ' qui habituellement viennent se chauffer et prendre le petit déjeuner à l'accueil de jour du Secours Catholique. Ceux là désormais, tout l'hiver, attendront un peu plus au froid dehors que les meubles de l'accueil de jour soient  réinstallés... (l'ouverture étant pour ce faire, reculée d'une demi heure ).

 

C'est donc une dégradation au moment où chacun peut le constater, le nombre de 'Sans Abri' s'accroît !

Face à cette situation le "Collectif contre les Inégalités et l 'Exclusion" s'interroge :

 

1) La décision d'installer la 'Halte de nuit' dans les locaux du 'Secours Catholique' voués à l'accueil de jour n'est elle pas une solution par défaut ?

 

2) Pourquoi les *locaux mieux adaptés de l'année précédente (plus de places, de la literie et plus d'intimité) loués à Mistral Habitat après des travaux de mise en conformité, déjà payés, n'ont-ils pas été de nouveau affectés à la 'Halte de Nuit' ?

....*Locaux rue Sainte Catherine Avignon (ancienne maison de retraite) toujours fermés à l'heure actuelle... 

 

En 2007 : Nous avons pu rentrer  sans préalable à la 'Halte de Nuit' et même passer un long moment avec les 'Sans Abri' confortablement installés certains discutant sur des chaises autour d'une table, d'autres dormant déjà dans des pièces plus intimes.

 

En 2008 : Nous pouvons dire que pour des citoyens observateurs extérieurs le moins que l'on puisse constater c'est qu'à l'heure où  le plus haut sommet de l'Etat fient de s'émouvoir  de cette 'misère' qui nous entoure, au 'Secours Catholique', qui est certes un lieu privé, et  bien qu'il accueille un dispositif public, l'abord reste  du domaine plutôt réservé.

 

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