Collège P. Giéra : Communiqué de la FNEC FP - FO

Publié le par CCIE

La section de Vaucluse de la Fédération Force Ouvrière de L'Enseignement, de la culture et de la Formation Professionnelle communique :

 

Le (CDEN) Conseil Départemental de L'Education Nationale du 11 mars 2009, portant sur l'avenir du collège Paul Giéra, s'est déroulé dans des conditions que Force Ouvrière dénonce : il n'a pas été permis aux organisations syndicales de faire leur déclaration. D'après l'Inspecteur d'Académie, le Préfet aurait demandé qu'il n'y ait strictement que le vote, sans aucune déclaration. Ceci est un fait sans précédent que Force Ouvrière ne peut accepter. Nous communiquons donc la déclaration que notre représentant n'a pas eue le droit de faire, mais qu'il a lu aux manifestants présents devant la Préfecture contre la fermeture du collège Paul Giéra.

 

Déclaration de Stéphane Geslin au nom de la Fédération Force Ouvrière de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle (FNEC FP - FO).

 

« Ce CDEN est à nouveau réuni sur la question de la fermeture ou du maintien du collège Paul Giéra, sur Avignon. La convocation n'étant que de 11 à 12 heures, et le débat ayant déjà eu lieu au précédent CDEN du 17 février, il n'est question ici que de refaire le vote, puisque les conditions du vote précédent n'étaient pas satisfaisantes.

Ces derniers mois et ces dernières semaines, le débat sur ce collège a pris de l'ampleur : de plus en plus de citoyens, d'enseignants, de parents ont pris positions, lors de plusieurs rassemblements ou en signant massivement une pétition revendiquant clairement « Non à la fermeture, Oui à la reconstruction du collège Paul Gièra ». Nous avons appris qu'à ce jour, ce sont près de 1900 signatures qui ont été collectées. Les familles directement concernées par le projet de fermeture du collège se sont ainsi massivement exprimées.

La position de la Fédération Force Ouvrière de l'Enseignement est connu de tous : depuis des années, FO se bat contre la fermeture du collège Paul Giéra.

 

Aujourd'hui est le jour d'un nouveau vote.

J'en appelle particulièrement à la conscience des syndicalistes ici présents. Peut-on accepter la fermeture d'un collège, dont la reconstruction était prévue depuis des années, déplaçant de force des élèves, méprisant le travail accompli depuis des années par les personnels de l'établissement, et mettant en place un désert de service public dans un des quartiers populaires les plus en difficulté du département ? Et le principe de mixité sociale qui a été évoqué par des partisans de la fermeture du collège ne tient pas : faudrait-il ensuite accepter de fermer des écoles maternelles et primaires jugées comme « écoles ghettos » ? Ne faudrait-il pas plutôt satisfaire les revendications des personnels et donner les moyens à tous les établissements de l'Ecole de la République pour fonctionner correctement ?

J'en appelle également à la conscience des enseignants ici présents. Peut-on accepter la fermeture d'un collège et ainsi participer à la désagrégation de l'Education Nationale, accompagnant ainsi les mesures gouvernementales, mesures cadrées par la politique de l'Union Européenne, de destruction de dizaines de milliers de postes d'enseignants ?

Et pourtant, nous le savons, de l'argent il y en a : le gouvernement sait dépenser l'argent des contribuables et des emprunts d'Etat, pour les maîtres de la Finances et de la spéculation, ceux qui décident des délocalisations et des licenciements.

Sur le plan des principes de la République, principes auxquelles est attachée la Confédération Force Ouvrière, permettez moi d'insister sur le fait que l'Ecole, avec tous ses établissements, n'est pas n'importe quel service public : c'est la première des Institutions de la République. Fermer un collège, c'est porter atteinte à la République.

Je citerai un court extrait du discours de Condorcet à l'Assemblée Législative en avril 1792 : « Ainsi, l'instruction doit être universelle, c'est-à-dire s'étendre à tous les citoyens. Elle doit être répartie avec toute l'égalité que permettent les limites nécessaires de la dépense, la distribution des hommes sur le territoire, et le temps, plus ou moins long que les enfants peuvent y consacrer.»

 

En plein accord avec mon organisation syndicale je vote et j'appelle à voter contre la fermeture du collège Paul Giéra. »

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