Résumé Conférence de presse le 9 juin 2010 devant l'OPH
CONFERENCE DE PRESSE Mercredi 9 juin 2010
DEVANT le siège de l’O.P.H. Avenue de la Trillade
RENOVATION URBAINE DE MONCLAR
Depuis le 18 Décembre 2009 nous souhaitons rencontrer la direction de l’O.P.H.
A la demande de M. Bonnet, Président, le 25 mars nous avons proposé cette rencontre à l’ordre du jour. Et depuis, il n’y a pas eu de réponse…
Notre « Caravane pour le logement social » a rencontré des locataires du Parc Monclar le 13 avril dernier.
1 – L’entretien
Nous avons constaté l’absence d’entretien de plusieurs entrées, tant rue du Docteur Colombe que rue Abbé Requin : si cet entretien est effectué, sa fréquence est très insuffisante nous souhaitons en parler à M. Bonnet.
Nous avons constaté que de nombreux appartements sont envahis de blattes, cafards dans des entrées rue du Docteur Colombe et rue Abbé Requin.
Cette présence empoisonne la vie des locataires :
- Crainte pour les enfants à bas âge (les mamans mettent du coton dans le nez et les oreilles de leurs enfants lorsqu’ils dorment),
- Détérioration des équipements électriques.
Ce phénomène est présent dans une grande partie du parc de l’OPH et nous avons adressé plusieurs courriers en avril 2008 au service de l’hygiène, à Mme la Présidente de la COGA réponse le 23 11 09 ? ...et à M. Le Préfet le 7 et le 22.12.09 ?
Enfin après notre rencontre avec M. Meynard, Sous Préfet, le 14 avril 2010, la DDASS intervient à nouveau par écrit auprès de M. Bonnet.
M. Bonnet écrivait le 11 janvier 2010 à M. Sottiez, Chef de service de la DDEA « En ce qui concerne le traitement des blattes, notre contrat prévoit un passage par semestre ainsi qu’une garantie de résultats permanents avec des interventions programmées à la demande tous les 15 jours, dernière intervention le 18 janvier 2010 la prochaine… en juillet… »
M. Bonnet, Président de L’OPH et élu municipal, dit dans ce courrier avoir demandé « le 30 octobre 2009 à son collègue M. Emphoux, délégué du Maire, une intervention pour une campagne commune sur les réseaux d’assainissement de la Ville et les Bâtiments, et qu’il n’avait pas de réponse à ce jour. »
Mais au-delà du Parc Monclar, se pose la question de l’efficacité et la fréquence de l’entretien des parties communes, et l’inefficacité évidente des produits utilisés par l’entreprise qui intervient sur ce parc… sinon comment peut-on comprendre l’absence de blattes dans le parc de Mistral Habitat ?
L’O.P.H. a condamné l’accès de 26 appartements sur les 112 et l’on sait que, par exemple, Entrée 4, rue du Docteur Colombe, que des aliments n’ont pas été évacués avant fermeture, ce qui a favorisé la présence de rats et des odeurs nauséabondes jusque dans la rue.
2 – Information partielle des locataires pour obtenir leur accord pour les travaux
Comme à Montmajour, l’O.P.H. n’a pas donné aux locataires les informations sur la circulaire du 6 août 1993 qui précise les conditions d’approbation ou non des travaux de rénovation.
- Pour Montmajour, dans une lettre du 23 septembre 2009, M. Bonnet confirme implicitement que les locataires ont engagé leur signature sur la base d’une maquette financière sans fondement, puisqu’il annonce une réactualisation des loyers postérieure à la consultation.
- Pour Parc Monclar, il y a là aussi modification du coût des travaux postérieur à la consultation des locataires (lettre du 3 juin 2009) : le montant de l’emprunt de l’O.P.H. est majoré de 443.116 € pour un montant de 1 396 000 €…
Nous avons demandé le 13 avril 2010 à M. Marcucci, chargé de l’ANRU à la COGA les raisons de ces changements, et qui en supportera les conséquences ?
Dans une lettre du 17 mai dernier, il ne répond à aucune de ces 2 questions.
Nous souhaitons les poser à M. Bonnet s’il accepte de nous recevoir.
3 – Les travaux engagés au Parc Monclar
Ils ont commencé dans l’entrée, au n° 10 rue du Docteur Colombe :
Nous avons vu une mère de famille vivant avec ses enfants, séparés du chantier de son appartement par un film plastique tendu au milieu du séjour, tous les meubles entassés (voir photo)…
Pourquoi l’OPH n’a pas remis en état du moins l’un des trois appartements vides de cette entrée, ce qui aurait permis un hébergement temporaire évitant des risques d’accidents et d’indisposition ?
Quel est le constat après travaux terminés (sauf pose des radiateurs) dans les logements ?
Rénovation ou simple remise aux normes ?
La plaquette de présentation annonce : révision de la ventilation. Il n’y a d’autre ventilation qu’un conduit sans aucun mécanisme !
Une peinture à l’eau blanchit les murs de la cuisine et de la salle d’eau alors que les radiateurs ne sont pas remplacés… Le sol de la cuisine a été changé mais pas les plinthes abîmées…
Mais déjà des fuites sont constatées dans la cuisine et la salle d’eau au niveau de la colonne des WC. Les portes de la cuisine et de la salle d’eau ne sont repeintes que d’un côté.
Les tuyauteries bien visibles continueront à traverser l’entrée, le séjour sans le moindre cache et les plinthes n’y seront pas changées.
M. Benoist Apparu, Ministre du Logement, s’exprime dans une émission télévisée populaire le 29 mai dernier :
En parlant des opérations de ‘Rénovation Urbaine’, s’il reconnaît que « cela ne va pas résoudre les nombreux problèmes sociaux, chômage, etc…des quartiers, il dit qu’au moins les bâtiments seront rénovés et les locataires vivront beaucoup mieux dans des habitations REFAITES A NEUF »
Nous allons l’inviter à venir vérifier cela lorsque les travaux de la rénovation urbaine seront finis à Avignon.
Ajoutons que l’installation de la chaudière et du lave linge dans la loggia prive les locataires d’une espace de rangement appréciable, sans la moindre concertation, ils se voient ainsi privé d’un débarras (cave ou grenier).
Ces M2 dont ils ne pourront plus avoir l’usage interviennent dans la surface corrigée qui détermine le montant du loyer.
Nous demandons à l’O.P.H. de réviser tous les contrats de location en conséquence.
M. Alain Dufaut, Sénateur, Conseiller général du Canton Ouest d’Avignon, nous a transmis copie d’une lettre que lui a envoyée M. Drevet, ancien Préfet, qui nous apprend qu’à Montmajour des locataires auront une augmentation après travaux de plus de 40 € et 18% avec hausse de 11 à 30€ ! Qu’en sera-t-il à Parc Monclar ?
La rénovation subventionnée à 54% va-t-elle chasser des locataires ne pouvant faire face à des hausses injustifiées ? Nous posons une fois de plus cette question.
LE COUT DES TRAVAUX A PARC MONCLAR
Evolution
- Subvention : 1 307 92 € dont A.N.R.U : 664 828 €
Annonce faite sur la plaquette ‘Fenêtre Sur’ de l’O.P.H. : 2 116 549 €
Lettre adressée au locataires du 3 Juin 2009 pour approbation : 2 361 310 €
Maintenant, avec un emprunt de l’ OPH qui passe de 947 984 € à 1 396 000 €, nous arrivons à 2 804 426 € pour 112 logements.
Rappelons qu’à Montmajour, après une forte augmentation des coûts, c’est 1 876 079 € pour 120 logements.
