Manifestation à Avignon : Revue de Presse

Publié le par CCIE

Mise à jour (Mardi 24 Mars)
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Partenaire avec le Collectif pour l'organisation de la venue des Enfants de Don Quichotte à Avignon.
Vous y trouverez des photos et vidéos de l'évènement !
(En attendant la publications de nos photos et vidéos sur ce Blog)

Voici quelques articles publiés dans les journaux locaux sur la manifestation organisée hier à Avignon.
"Le Dauphiné" revient sur le déroulement de la manifestation en général, et la "La Provence" à consacré trois articles sur le campement d'Augustin Legrand et les Enfants de Don Quichotte installé Porte de la République.
Une petite mise en bouche avant la publication des photos et vidéos réalisées par le Collectif lundi !

Les Enfants de Don Quichotte vont planter leurs tentes à Avignon

La Provence - Publié le mercredi 18 mars 2009

Le porte-parole du collectif, Augustin Legrand, animera aussi aujourd'hui un débat public.

Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a annoncé hier, place du Palais, une action dans les heures à venir. On devrait à nouveau voir les tentes fleurir dans la cité des Papes, comme ce fut le cas pendant l'hiver 2006-2007.

Photo Ange Esposito

C'est à Avignon que les Enfants de Don Quichotte ont choisi de lancer leur tour de France du "mal logement", qui doit les mener dans les prochains jours à Marseille, Nice et Lyon. Pas de quoi être fier, car pour le très médiatique Augustin Legrand, porte-parole du collectif cette grande boucle-là est celle des promesses non tenues au plus haut sommet de l'État mais aussi des situations d'urgence au niveau local.

Il sera question des unes et des autres au cours d'une conférence débat ouverte à tous et organisée cet après-midi à 16 h dans les locaux de l'association Casa (5, bis, avenue du Blanchissage). "Je ne veux pas me substituer aux acteurs locaux, ce sont eux qui se chargeront d'expliquer ce qui se passe, déclarait hier Augustin Legrand lors d'un point presse informel qui s'est tenu place du Palais. Nous, par notre présence, nous voulons faire caisse de résonance sur la situation locale et mettre en perspective l'absence de politique nationale. Mais ce que je peux dire, c'est qu'ici, à Avignon, il y a des cas concrets qui montrent qu'on marche sur la tête... Il y a une belle coordination des acteurs mais pas d'écoute de la mairie. On constate des situations aberrantes qui, en plus, relèvent du gaspillage !  Parce que c'est du gaspillage que de gérer dans l'urgence, juste avant l'hiver, une situation qui est structurelle, c'est ridicule".

Et d'ajouter que le débat est ouvert à la municipalité : "Nous sommes là pour les interpeller, pour faire en sorte qu'ils soient présents, mais on en doute fortement, car la mairie est quand même aux abonnés absents depuis longtemps, alors que le préfet et la sous-préfète sont, eux, très présents aux côtés des associations pour faire en sorte que les projets avancent". En plus de distribuer les bons et les mauvais points en matière d'accueil des sans-abri et de logement social, le collectif prépare une action comparable à celle du canal Saint-Martin. Car, on s'en doute, les Enfants de Don Quichotte sont venus avec leurs tentes et ne cachent pas leur intention de s'installer quelques jours dans la cité des Papes pour frapper les esprits et provoquer le débat. On devrait les retrouver dès aujourd'hui en face de la gare, le long des remparts, ou sur l'esplanade qui fait face au pont Saint-Bénezet. Avec en perspective, le 15 mai, date à laquelle le collectif installera des grands campements solidaires dans toute la France si, d'ici là, "aucune avancée dans la politique du logement n'a été proposée par le gouvernement".

Par Joël Rumello ( jrumello@laprovence-presse.fr )
Les Don Quichotte campent sur le trajet de la manif

La Provence - Publié le jeudi 19 mars 2009

Le tour de France du mal-logement a commencé par Avignon.

Hier soir, les Enfants de Don Quichotte ont installé leur campement provisoire le long des remparts. Les tentes auront disparu vendredi mais si le collectif n'est pas entendu au niveau national, les campements deviendront permanents à partir du 15 mai.

Photo Ange esposito

Ils auraient pu choisir de s'installer sous le pont Saint-Bénezet, ça aurait fait de bien belles images. Présents pour trois jours dans la cité des papes, les Enfants de Don Quichotte ont finalement choisi de camper sur les pelouses de la porte de la République, le long des remparts, face à la gare.

Moins glamour mais plus pertinent puisqu'ils se trouvent ainsi sur le trajet de la grande manifestation unitaire et inscrivent le lancement de leur "tour de France du mal-logement" (lire notre édition d'hier) dans le cadre plus général du grand malaise des classes moyennes. "L'un des messages que nous voulons faire passer, c'est qu'une des manières de récupérer du pouvoir d'achat, c'est aussi de mettre la pression sur le logement, explique Augustin Legrand, porte-parole du collectif. Nous nous adressons aux millions de Français qui mettent 50% de leurs revenus dans le logement, aux 700000 étudiants et aux 600000 retraités qui sont mal-logés... Sans compter qu'il y a aujourd'hui 15% des sans-abri qui travaillent, qui n'ont rien à faire dans les centres d'hébergement et pour lesquels il est possible de trouver des solutions rapidement. C'est une cause populaire que nous défendons et il devrait quand même être possible d'aboutir à un consensus". A condition, et c'est la raison de la présence des Enfants de Don Quichotte à Avignon, de provoquer le débat et de mettre la pression sur les élus locaux.

A grand renfort d'opérations télégéniques évidemment, comme l'installation de ce campement provisoire -pour deux nuits seulement- ouvert à tous les sympathisants... dans la limite des 150 tentes disponibles. Des dizaines d'Avignonnais ont répondu à l'appel d'Augustin Legrand, comme ce groupe de sept étudiantes inscrites en prépa "concours sociaux" au lycée Saint-Joseph, qui s'apprêtaient hier soir à passer la nuit avec les Enfants de Don Quichotte. "On a décidé de passer à l'action parce qu'on en a assez de voir des sans-abri dans la rue, de voir que pas grand chose de concret est fait et surtout de ne voir aucun résultat, explique Antonia, 19 ans. Surtout, qu'il y a plein de logements vides dans la ville..."

Question mobilisation, le collectif a réussi son pari, reste à mesurer les effets dans la durée.

Par A. Riberolle et J.Rumello ( avignon@laprovence-presse.fr )

La mobilisation grandit à Avignon

La Provence - Publié le vendredi 20 mars 2009

20000 selon les organisateurs, beaucoup moins selon la police. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont venus en nombre.

Le cortège s'est mis en marche à 10 heures depuis la préfecture Chabran pour parvenir, un peu plus de deux heures plus tard, à son point d'arrivée, l'esplanade saint Bénézet. Au passage, il a croisé les tentes des enfants de Don Quichotte.

Photo Ange Esposito

Combien étaient-ils, hier matin, à défiler entre la préfecture Chabran et l'esplanade saint Bénézet ? 20000 au moins, comme l'ont assuré les syndicats, ou tout au plus 7000, comme l'a laissé entendre la police ? Une chose est sûre, ils étaient très nombreux.

Probablement plus nombreux que lors du précédent défilé du 29 janvier (12000 participants). À quelques exceptions près, ce qui frappait l'observateur, hier, c'était l'ambiance calme, presque solennelle, qui a régné dans le défilé. Comme si le "folklore" tapageur, qui a si souvent accompagné les manifs de ces dernières années, avec ses "hits" révolutionnaires "bobos", avait été mis de côté.

 Il semblait, hier, que le "peuple" du salariat avait des choses trop sérieuses à faire entendre pour les dire dans la confusion et le pittoresque. Toutes les générations étaient là. Mais aussi tous les métiers qui ont recours au salariat. Tous les syndicats aussi, et des gens un peu inattendus comme les policiers municipaux, les retraités de l'agriculture, les psychiatres de l'hôpital public, les employés du nucléaire, les étudiants de l'école d'art, les conseillers prud'homaux (salariés)... comme si la manifestation d'hier avait rapproché tous les mécontentements.

Les militants syndicaux étaient donc là, mais aussi ceux des partis politiques, les anciens (PS, PCF) autant que les petits nouveaux (NPA, Parti de Gauche). Sinon, le timing de la manifestation a été parfaitement respecté. Il était à peine plus de 10 heures lorsque le convoi s'est ébranlé en direction de la gare. Vers 11h30, il laissait sur son flanc gauche le pont de l'Europe pour atteindre, peu après 12h, son terminus. Restait aux manifestants à entendre l'unique prise de parole réalisée au nom de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, CFTC, FO) avant une dispersion qui s'est conclue vers 13 h. Les syndicats ont évidemment parlé de succès. On dira que c'est justifié.

Par Jacques Boudon ( jboudon@laprovence-presse.fr )

Ils étaient plus de 15 000 dans les rues d'Avignon

Le Dauphiné - Publié le 20/03/09

Pas de doute. La mobilisation d'hier matin restera dans les mémoires. Encore plus que celle de fin janvier, déjà qualifiée d'historique. Et qu'importe si police et syndicats ne s'accordent pas sur le nombre total de manifestants : 25 000 selon les syndicats, et "seulement" 7 000 selon la police. Hier, les Vauclusiens étaient dans la rue. Et ils se sont fait entendre à Avignon, de la porte Thiers aux allées de l'Oulle.

25 000 selon les syndicats, 7 000 selon la police

Le cortège s'est ainsi déplacé tout autour des remparts, provoquant ici et là quelques problèmes de circulation régulés par les services de police. Un long ruban disparate, parsemé d'étendards aux couleurs syndicales (FO, CGT, CFTC, CFDT, Solidaires, FSU...) et de panneaux revendicatifs. Bientôt rejoint par des étudiants de l'Université d'Avignon, en grève depuis plusieurs mois, ainsi que par les enfants de Don Quichotte présents cette semaine dans la cité des Papes pour dénoncer le sort des mal-logés. Le défilé a ainsi continué de grossir jusqu'à l'esplanade du pont Saint-Bénézet, point de ralliement.

Jusqu'au pont Saint-Bénézet

À grands renforts de slogans, salariés du public et du privé, retraités, étudiants, sans emploi, intermittents du spectacle, élus de gauche, agriculteurs, tous unis et déterminés, ont ainsi fait entendre leur voix pendant près de trois heures. Unis dans la majorité de leurs revendications : la revalorisation du pouvoir d'achat et la hausse des salaires. Déterminés dans leurs actions et leur mobilisation pour arriver à leur fin : obtenir du gouvernement et du Medef d'être entendus.
« La balle est dans le camp du gouvernement et du patronat du Vaucluse, explique Gilles Fournel, secrétaire général de l'Union départementale CGT. Au lieu de nous provoquer en augmentant leurs salaires, ils devraient se servir de cet argent pour relancer l'emploi et casser le schéma qu'on nous sert depuis 25 ans qui ne profite qu'aux actionnaires. » Et d'ajouter : « À ce jour, le gouvernement est complètement autiste, et propose du "saupoudrage de mesurettes" contrairement au plan de crise des États-Unis qui est clairement orienté pour l'emploi et les salaires. »

"Il nous faut durcir le mouvement"

Dans un contexte économique et social anxiogène, les Vauclusiens comme la majorité des Français, ont voulu dire hier haut et fort leur colère et leur malaise face aux décisions des pouvoirs publics. « Comment accepter que les entreprises suppriment les emplois comme chez Total ou Continental, souligne Jean-Luc Bonnal, secrétaire général de l'Union départementale FO. Le Vaucluse n'est malheureusement pas épargné avec Saint-Gobain, Kerry Apt Union, Gyma, MGI Courtier, Wavin... Si aucun changement n'intervient rapidement, il nous faudra durcir le mouvement. » La grève intersyndicale et interprofessionnelle d'hier pourrait donc en appeler d'autres...

 

Sophie MOULIN


(Sources : LaProvence.com rubrique "Avignon", et LeDauphine.com rubrique "Départements - Vaucluse")
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Publié dans Ils en Parlent

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