Campement des Don Quichotte à Avignon : Revue de Presse

Publié le par CCIE

Une femme décède dans le camp des Don Quichotte

Publié dans "La Provence" le mardi 26 mai 2009

 

 

C'est dans cette tente qu'Isabella a perdu la vie. Hier, ses compagnons d'infortune y avaient déposé un bouquet de fleurs. Ils seront reçus à 16 heures par la sous-préfète d'Avignon.

Photo Ange Esposito

 

Son compagnon l'a trouvée morte au matin dans leur tente

 

Isabella s'est endormie et n'a jamais rouvert les yeux. Cette jeune femme de 28 ans, d'origine polonaise, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi, dans sa tente. C'est son compagnon, qui a fait la macabre découverte hier vers 9 h alors qu'il venait de s'éveiller.

Évidemment, la terrible nouvelle a rapidement fait le tour du camp d'une quarantaine de tentes des "Enfants de Don Quichotte" en place depuis dix jours."C'est dingue, on a fait de la musique ensemble hier soir et elle était plutôt en forme" confiait, sous le choc, l'une des résidantes du camp installé aux bords des remparts sur le boulevard Saint-Roch. La police scientifique s'est déplacée sur les lieux et une autopsie du corps de la défunte devrait être effectuée mercredi."Il n'y avait visiblement aucune trace de violences. Des analyses toxicologiques sont en cours à la recherche notamment d'un mélange méthadone-alcool" précisait le procureur de la République d'Avignon.

La mort de cette jeune femme, arrivée sur le camp dimanche dans la journée, serait donc purement "naturelle". "Vous savez, ce sont des gens qui font beaucoup de route, qui se nourrissent très peu et très mal et qui boivent pas mal d'alcool" déplorait l'un des résidants du camp des Don Quichotte, très affecté par cette mort soudaine. C'est déjà le second incident sur le camp puisque les Don Quichotte affirment avoir été attaqués le premier soir de leur installation par six ou sept individus. Cet après-midi vers 16h, une délégation des enfants de Don Quichotte sera reçue par la sous-préfète. De cet entretien découlera le maintien ou non de ce camp de fortune.

Par Romain Capdepon ( rcapdepon@laprovence-presse.fr )


  Publié dans "Vaucluse Hebdo" le 28 mai 2009

Les Enfants de Don Quichotte décident de lever le camp

Publié dans "La Provence" le mercredi 27 mai 2009

 

 

Après quelques jours passés place de l'horloge, les Enfants de Don Quichotte s'étaient installés face à la gare. Ils lèvent le camp mais se tiennent prêts pour la prochaine action nationale.

Photo Jérôme Rey

 

Le collectif a été reçu hier par la sous-préfète à la Ville.

 

Sur un bout de carton accroché à une toile de tente, on peut lire ces mots : "pourvu que ça ne dure pas". Ça aura quand même duré dix jours et dix nuits... Mais la détermination des Enfants de Don Quichotte a fini par payer à Avignon.

"Nous sommes les derniers en France à lever le camp, à l'exception de ceux de Montpellier qui ont accepté d'aller dans un endroit où ils ne gênent pas et ne portent pas de revendications, explique Mélanie Linsolas, présidente de l'association "La main dans la main". Nous avons été reçus par Mme Castellotti (sous-préfète chargée de mission pour la Politique de la ville, Ndlr) qui nous a assurés de sa forte volonté d'avancer sur ces dossiers. Nous avons le sentiment d'avoir été entendus, nous avons pris date et en conséquence, nous allons donner la consigne de lever le camp."

Satisfaction pour Casa

L'association Casa, en quête de longue date d'un site où s'implanter durablement, s'est vue proposer un terrain d'environ 600m² situé non loin des remparts, derrière la préfecture Chabran. Elle pourrait y installer à terme le centre d'hébergement et la halte de nuit dont la ville a besoin. Après avoir déploré l'absence en Vaucluse d'un service chargé de recenser les logements vacants, le Collectif contre l'exclusion et les inégalités a désigné à Élisabeth Castellotti plusieurs sites qui pourraient retenir son attention, comme une ancienne maison de retraite dont les 50 logements sont inoccupés... mais aussi indisponibles pour cause de bail en cours avec le centre hospitalier de Montfavet.

 L'association "La main dans la main" devrait travailler étroitement à l'avenir avec le service d'accueil et d'orientation (SAO) de Vaucluse, gestionnaire du numéro d'appel d'urgence 115, pour mettre en évidence les carences. Elle se rapprochera par ailleurs de l'Association départementale pour la sauvegarde de l'enfance à l'adulte afin que cette dernière prenne davantage en compte les jeunes errants intra-muros. Enfin, l'association espère que Mistral Habitat attendra le mois de septembre, et non la fin juin, pour exiger l'évacuation du squat de la Maison du Rocher, où doit être aménagée une résidence pour étudiants.

Par Joël Rumello ( jrumello@laprovence-presse.fr )

 

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Publié dans Ils en Parlent

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